Mala de Prières
Le mala: en tibétain
trèngwa. C'est le rosaire du bouddhiste, l'objet dont le moine (voire le pratiquant laïc) ne se sépare
presque jamais, le tenant à la main ou enroulé autour du poignet.
Le mala est tout d'abord un
onjet utilitaire: il sert de support tactile à la récitation des mantras, en même temps qu'il est
utilisé pour les compter si l'on s'est fixé d'en répéter un nombre défini. Le mala
est composé de 108 perles enfilées, ce qui justifie son nom, puisqu'il signifie simplement "guirlande"
(de perles). Les perles elles-mêmes peuvent être de différentes matières: graine de l'Arbre de
Bodhi, bois de santal, pierre semi-précieuse, corail, etc...
On tient toujours le mala de la main gauche, faisant glisser les perles sur l''index à
l'aide du pouce. On l'égrène en tirant les perles vers soi, ce qui symbolise que l'on tire les êtres
hors de la souffrance. Chaque tour se termine à la grosse perle et, sans la franchir, on retourne le mala pour
repartir dans l'autre sens. Bien que le mala compte 108 perles, chaque tour est compté pour 100, les huits autres
étant "offertes" pour les éventuelles erreurs commises lors de la récitation.
Drapeaux Tibétains
Les drapeaux à
prières sont omniprésents dans les régions himalayennes. Des mantras bouddhistes sont imprimés
sur chaque drapeau. Le vent qui souffle caresse au passage les formules sacrées imprimées et les disperse
dans l’espace, les transmettant ainsi aux dieux.
Ces drapeaux sont considérés comme
des porte-bonheur possédant la capacité d’écarter les difficultés.
Khatas Tibétaines
Une khata, khada, khadag, ou hada
ou « écharpe de félicité » bouddhiste est une écharpe traditionnelle de cérémonie
utilisée au Tibet. Elle symbolise la pureté, la bienveillance, le bon présage et la compassion. Elle
est d'ordinaire en soie. Les khatas tibétaines sont généralement blanches, symbolisant le cœur
pur du donateur, mais l'on en trouve également de couleur jaune or.
La khata se donne dans des circonstances très diverses. Elle s'offre
à l'occasion d'une fête à un hôte ou lors de mariages, funerailles, naissances, remises de diplômes,
à l'arrivée et au départ d'invités. Les Tibétains accompagnent ce don ordinairement de
la formule bienveillante de « tashi delek » (c'est-à-dire « meilleurs souhaits »). La signification
d'une khata est liée à un souhait de longue vie.
La khata est également présentée à un lama, qui la rend.
Coffrets Tibétains Traditionnels
Tables Tibétaines
Bols Tibétains/Chantant

Les bols chantants semblent magiques,
alors qu'ils interagissent de manière différente selon les gens et l'environnement. De fabrication artisanale,
chaque bol a un son unique. D’un usage largement répandu dans la région de l’Himalaya, les bols
chantants sont constitués traditionnellement d’un alliage de sept métaux correspondant aux sept planètes
sacrées : l’or, correspondant au Soleil, l’argent à la Lune, le mercure à Mercure,
le cuivre à Vénus, le fer à Mars, l’étain à Jupiter, le plomb à Saturne.
Ces métaux combinés produisent un son profond qui peut pénétrer à l'intérieur
du corps et créer une guérison subtile ou aider à méditer. On " joue du bol " en le
tenant à plat dans la paume ouverte d'une main et en laissant le corps du bol vibrer librement, tout en faisant
courir un bâtonnet de bois à l'extérieur de la bordure avec l'autre main. Lorsqu'on atteint la bonne
combinaison sur les plans de la pression, de l'angle et de la vitesse, le bol se met à chanter.
Le bol chantant était utilisé
traditionnellement comme bol d'offrande sur un autel bouddhique. On y plaçait de l'orge, des fleurs ou du riz,
de l'eau et du beurre, ainsi qu'une mèche au centre pour en faire une lampe au beurre. En raison de ses propriétés
sonores, le bol chantant est devenu non seulement un instrument musical, mais un outil pratique pour la méditation.
En tant qu'instrument
de percussion, le ton de chaque bol dépend de son épaisseur, de sa grandeur et de son poids. Ces éléments
sont fixes. Cependant, le ton et le volume peuvent être contrôlés de trois façons : par la force
du coup, la dureté de l'objet qui frappe et le point de percussion.
Statues
Roues à Prières Tibétaines

Les moines passent beaucoup de temps en prières.
La durée, l'intensité et le nombre des prières donnent accès à des états de conscience
auxquels le bouddhisme aspire. Toutefois, comme l'esprit humain n'est malheureusement pas toujours enclin à
la concentration, et certainement pas pendant des périodes prolongées, et que le nombre des prières
ne peut être augmenté à volonté, même en élocution accélérée,
on a recours depuis des siècles, au Tibet, au moulin à prières. Un moulin à prières
se présente comme un cylindre fermé tournant autour d'un axe (une tige en bois par exemple) ; pour mieux
faire tournoyer le cylindre, on y attache sous le côté extérieur un cordon se terminant par une pierre.
Le moine écrit donc la prière qu'il désire prononcer, sur le cylindre du moulin à prières.
Pendant qu'il prie alors lui-même, il fait en plus, par de continuels mouvements giratoires de la main, tourner le
moulin à prières (d'où son nom), qui lui apporte une assistance instrumentale dans l'activité
de sa conscience, à savoir la concentration sur sa prière, et donc, l'accompagne pour ainsi dire dans la
prière. Les Tibétains savent que l'usage du moulin à prières, dont ils se servent avec une intention
précise et consciente, produit et libère dans le monde tangible et matériel, les mêmes informations
immatérielles que si la prière avait été prononcée par un être humain.
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